Honi HaMe’agel, « Honi le Traceur de Cercle », vécut au Ier siècle avant notre ère, à l’époque du Second Temple. Il était célèbre pour la puissance de sa prière.
La Michna et le Talmud (Taanit 19a, 23a) racontent que, lors d’une sécheresse, il traça un cercle sur le sol, s’y tint debout et déclara qu’il n’en bougerait pas tant que Dieu n’aurait pas eu pitié et envoyé la pluie. La pluie vint. Chimon ben Chetah, chef du Sanhédrin, le réprimanda pour son audace tout en reconnaissant qu’il était comme un enfant devant son père.
Le Talmud raconte également que Honi vit un homme planter un caroubier qui ne porterait ses fruits qu’au bout de soixante-dix ans. Il s’endormit et se réveilla soixante-dix ans plus tard pour voir le petit-fils de cet homme manger ses fruits. Comme personne ne le reconnaissait, il pria pour mourir, et les sages dirent : « Soit la compagnie, soit la mort. »